[Sport e.Leclerc Académie] Entretien avec David Vasco, responsable de l’Académie

Après l’interview de Geoffray RICHELET en charge de l’école de foot du FCG (à lire ici), nous vous proposons de retrouver David VASCO en charge de la Sport e.Leclerc Académie du FCG.

Piero : Bonjour David, tu es en charge de l’académie qui avait besoin de se restructurer ?
David VASCO : « Si on fait une rapide rétrospective, je suis arrivé maintenant il y a 3 ans à l’appel de Christophe Noluveau, Richard Trivino et Patrick Fedrigo. Il y avait tout à construire malgré ce qui avait été déjà démarré. Je suis arrivé à une période où Gueugnon n’attirait plus alors que dans mes souvenirs, tout le monde voulait venir ici. Pour moi qui ai connu le FCG d’avant, c’était une anomalie et il a fallu reprendre les choses par le bon bout : reformer une équipe d’éducateurs avec laquelle je puisse travailler, des gens avec qui j’avais confiance. Nous n’étions pas très peu nombreux au départ et il a fallu s’appuyer sur un noyau restreint et essayer de convaincre sur mes idées… On a tous notre vision des choses mais l’idée c’est de partager avec d’autres afin d’avancer. Après le recrutement d’éducateurs, l’idée était de partir sur un projet cohérent et simple dans le but de revenir au niveau régional. »

Comment est organisée l’académie ?
« On a une équipe d’éducateurs : un par catégorie sur tout le foot à 11. Accompagnateurs inclus, ce chiffre monte à 3 personnes par catégories ce qui représente une quarantaine de personnes quand même ! Pour faire fonctionner les choses il faut des bras et les bras sont les éducateurs. Sans les éducateurs, je ne pourrais transmettre mes idées pour qu’ils les mettent en application. Ils font un travail extraordinaire.
D’un point de vue organisationnelle, la partie École de Foot jusqu’à U11 est chapeautée par Geoffray (ndlr Richelet) avec qui j’ai des liens étroits et qui fait un très bon boulot avec son équipe. Je délimite bien le passage de l’école de football animation, de baby ballon jusqu’à U11, et le passage en section sportive en U12 et qui correspond à l’entrée en 6e. L’école de foot représente aujourd’hui 150 jeunes et on investit aussi dans le but de récolter les fruits de notre travail à l’avenir afin de ne plus être obligé de prendre des joueurs à l’extérieur, sauf des joueurs que l’on ira chercher comme des plus-values pour renforcer nos équipes. Pour moi : aller chercher des jeunes ailleurs c’est bien mais de leur donner envie de venir c’est mieux ! »

« Pour faire fonctionner les choses il faut des bras et les bras sont les éducateurs. Sans les éducateurs, je ne pourrais transmettre mes idées pour qu’ils les mettent en application. Ils font un travail extraordinaire. »

Et comment se déroulent les sections sportives, que ce soit au collège de Gueugnon ou au lycée de Digoin ?
« Aujourd’hui au sein des sections, on choisit et on sélectionne. Ce n’est pas toujours facile de dire à certains jeunes que ce ne sera pas suffisant et qu’on ne les prendra pas mais on n’a des sections complètes et on n’a même pas assez de place pour ce qu’on voudrait faire ! Je pense notamment à l’internat où c’est compliqué d’avoir la place suffisante… Nous avons Michel Martin qui est référent sur la section collège et qui assiste à tous les conseils de classe et fait le lien avec les établissements. Ona des aménagements dès qu’on voit que cela devient compliqué au niveau scolaire. C’est une section sportive-scolaire et il faut que les 2 aillent de pair. On ne demande pas à tout le monde d’être des génies mais on leur demande d’être au maximum de leur investissement. Notre volonté est de basculer sur de la qualité. »

On peut rajouter à ça des stages de détections et un objectif d’avoir une équipe en nationaux, les U17 par exemple ?
« Il faut être lucide et cohérent tout en gardant à l’esprit d’où on vient et ne pas se prendre pour d’autres. Il faut avancer humblement : l’idée c’est d’abord pérenniser nos acquis rester un très bon club régional en continuant à se remettre en question. C’est très dur de monter mais très facile de redescendre. Le recrutement est dans cette logique : on ne recrute pas pour recruter, cela doit être construit, réfléchi et cohérent. Ces journées de détections, comme le stage d’avril par exemple, permet de faire venir des joueurs que nous avions identifié, de les voir avec nos joueurs, qu’ils voient notre environnement et de discuter avec les parents… C’est un premier contact avant éventuellement plus… »

« Il faut être lucide et cohérent tout en gardant à l’esprit d’où on vient et ne pas se prendre pour d’autres. Il faut avancer humblement. »

Et quels sont les liens avec les séniors ?
« J’apparais comme un intermédiaire, un trait-d’union entre les séniors et les jeunes. Le travail depuis 3 ans est fait pour que certains jeunes arrivent un petit peu à bousculer la hiérarchie et pointer un peu leur bout du nez, que ce soit en R1 voir en N3. Aujourd’hui on a des jeunes comme les U14 qui jouent contre l’AJA, le DFCO ou encore le Racing Besançon à l’image du groupe de la N3. Dans leur formation, ils sont préparés et formés pour que je puisse aller voir Fabrice ou Philippe Correia et leur dire : j’ai un tel et un tel au niveau pour jouer. Ce sont des gamins qu’on connait dans tous les domaines et on aura pas de mauvaises surprises avec ces jeunes là. Ils sont d’ici, leurs familles viennent au stade et ils sont ultra motivés de fouler la pelouse de leur club ! »

Et concernant les féminines ?
« C’est un travail de longue haleine… Encore plus que pour les garçons. L’équipe des éducateurs fait un énorme boulot au niveau des féminines : ils multiplient les actions de sensibilisation et de la valorisation de notre formation. On a des joueuses de qualité et un noyau de jeunes du club qui fonctionne. On a de la communication qui se fait autour, c’est quelque chose qui peine à prendre mais on ne peut pas demander à Gueugnon de faire en 3 ans ce que les autres clubs on fait en 10 ans ! On y arrivera petit à petit si on fait les choses bien. »

« Ce sont des gamins qu’on connait dans tous les domaines et on aura pas de mauvaises surprises avec ces jeunes là. Ils sont d’ici, leurs familles viennent au stade et ils sont ultra motivés de fouler la pelouse de leur club ! »

Au final, quel bilan titres-tu à cet instant pour l’académie ?
« Il est plus que positif dans la mesure où ça été compliqué par le Covid mais on a passé à du niveau district au haut du tableau du niveau régional. Chaque génération est complète et on fait évoluer les groupes au niveau des individualités. »

Et quels sont les axes de progrès ?
« Solidifier l’académie car cela va conditionner le positionnement du club. Nos éducateurs sont quasiment tous sous contrat et cela a un coût au niveau budget global mais à nouveau, sans les éducateurs je ne peux rien faire. C’est cette équipe d’éducateurs qui fait fonctionner l’académie. On m’a fait confiance pour ce projet et on m’a donné les clés pour agir, depuis je donne certes la direction, je tranche, je dirige mais cela ne se fait pas seul. Pour nous, la perspective la plus intéressante pour un club comme le nôtre, ce sont des U17 Nationaux qui seraient capables de jouer en R1 voir en N3… C’est un objectif mais il faut déjà que l’on arrive à pérenniser le club au plus haut niveau régional, cela sera bien. »

« Ce que j’aimerai désormais, c’est qu’on acquiert plus d’identité FCG. »

Et as-tu un souhait en complément de tout ce qu’on vient de se dire ?
« Déjà de continuer dans cette voie là parce que je ressens que les jeunes, le staff, les joueurs et les parents sont heureux d’être dans ce club. On a des personnes qui ont envie d’avancer avec le projet du club et ceci, à tous les étages ! C’est intéressant de voir tout ce monde qui a envie de s’investir dans notre feuille de route. L’idée est de fédérer l’ensemble des composantes du club autour du projet.
Ce que j’aimerai désormais, c’est qu’on acquiert plus d’identité FCG. J’ai contacté d’anciens éducateurs et d’anciens joueurs et j’aimerai que ces gens qui ont vécu des choses extraordinaires avec notre club viennent nous rejoindre ! Aujourd’hui, nous avons des éducateurs qui sont avides d’expérience et de conseils, on a des jeunes de qualité qui ont envie d’aller le plus loin possible et de porter haut les couleurs du club. Il faudrait qu’on arrive à échanger pour que l’on puisse avoir ce mélange intergénérationnel avec ce partage d’idées. Je pense par exemple à des Royer, Stropoli ou Dessoly et bien d’autres encore… Ce sont des gens avec qui j’adorerai me mettre autour d’une table et aussi sur le terrain avec nous pour servir de modèle en quelque sorte… »

Merci à Piero et David pour cet entretien.
Crédit photo : Corentin MURAT pour le JSL

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