[Bénévoles] A la rencontre de Jean-Pierre Genot

Nos bénévoles constituent une ressource précieuse et une force pour notre club et nous les en remercions pour cela !
Ainsi, nous continuons de mettre en avant les forces vives de la #ForgeronFamily en vous proposant cette fois-ci d’aller à la rencontre d’une personnalité de la cité des forges : Jean-Pierre Genot

(photo : gueugnon.fr)

Piero : Bonjour Jean-Pierre, peux-tu te présenter à nous ?
Jean-Pierre Genot
: « Je suis certainement un des plus âgés du club puisque je viens d’avoir 77 ans et j’ai la chance d’être déclaré en bonne santé ! »

Quel a été ton cursus professionnel et scolaire ?
« Je suis Charollais d’origine et je sors du collège de Charolles. J’y étais musicien ! Je jouais de la clarinette et de la trompette… Quand il est arrivé l’âge de faire le service militaire, j’ai décidé de devancer l’appel et de passer un concours pour rentrer à la musique de l’air de Dijon. A 18 ans, je suis parti à Nancy faire mes classes et j’ai été affecté ensuite à la base aérienne de Dijon. Notre travail principal, c’était la musique et les déplacements tous les week-end sur les bases aériennes partout en France où l’on était musique d’honneur. Je me suis marié après mon régiment avec une gueugnonnaise qui travaillait aux Forges de Gueugnon et naturellement, je suis rentré aux Forges de Gueugnon en tant qu’ajusteur d’entretien. J’ai fait 8 ans aux Forges de Gueugnon avant de passer un concours pour rentrer à la police municipale. Comme j’avais terminé premier de ce concours j’ai pu choisir Gueugnon où j’ai été affecté durant 32 ans de carrière en tant que responsable de la police municipale ! »

Un métier et un rôle qui a fortement évolué au cours du temps…
« Oui, la profession a vraiment beaucoup changé ! J’ai eu la chance d’avoir été formé par le commissariat de Montceau où l’on avait un grand patron qui a voulu dès le départ que l’on soit armés. A Gueugnon, nous avons donc été la première police municipale armée sur le terrain ! Le métier de policier dans une grande ville et une petite ville est très différent. Nous sommes au contact des gens, un contact pour des policiers de terrain. On connaissait la population et toute la jeunesse ! On formait également beaucoup de jeunes à la prévention routière… »

Tu participes aussi à la vie de ta commune :
« Lorsque le maire Dominique Lotte s’est présenté aux élections, il m’a proposé de devenir conseiller municipal délégué à la prévention et la sécurité de proximité. Ne faisant pas de politique, j’ai néanmoins ce rôle à la municipalité où j’attaque mon 3e mandat. Mon rôle est essentiellement de répondre au numéro vert de la ville disponible 24h/24. Ce numéro (ndlr: le 0 8000 71131 – lire cet article) est une ligne gratuite au service de la population. Ils peuvent alors me joindre en urgence pour des sujets autour de la vie quotidienne, la sécurité, la prévention… Ce numéro est également disponible pour les violences intra-familiales ! Je fais finalement le lien avec la police, le maire et la population. »

Parles-nous également du Souvenir Français dont tu t’occupes…
« Je suis pupille de la nation, j’ai donc décidé de créer une section du Souvenir Français en 2004 dans notre ville qui n’en avait pas. C’est une association nationale qui a pour but de défendre et de perpétuer la mémoire des soldats qui meurent pour la France mais également des gendarmes, pompiers et policiers morts en service commandé. Notre association est chargée de l’entretien des tombes et des monuments. Il y a une équipe de bénévoles qui m’entourent et on va également dans les écoles pour perpétuer la mémoire de ces soldats. »

« Désormais, il y a une quinzaine de bénévoles tous dévoués à la cause du FCG. Ils viennent tous les 15 jours, entre 1h30 à 2h avant le coup d’envoi et par tous les temps ! On peut grandement les remercier. »

Parlons sport maintenant ! Quels ont été tes sports préférés ? Je crois savoir que tu as bien connu un champion…
« J’ai fait du judo ! J’aimais le judo mais malheureusement je me suis abimé un genou et je n’ai pas pu continuer mon sport préféré…
Et effectivement j’ai connu un champion en la personne de Bernard Thevenet, depuis qu’il était tout gamin à Charolles puis à ses débuts lorsqu’il était chez Ravis-Wolhauser. Je l’ai suivi toute sa carrière et c’était mon idole ! Mais il y a eu un autre cycliste que j’ai bien connu, un certain Piero Lazzari (rires). On allait voir tes courses accompagné de mon beau-père et de son père… »

Comment as-tu rejoint le FC Gueugnon ?
« J’ai connu le foot en 1972, date à laquelle je suis rentré dans la fonction de policier. J’ai assisté à tous les matchs en étant en tenue… On assurait la sécurité des matchs avec les gendarmes. Je me suis pris au jeu et 32 ans après quand j’ai pris ma retraite, le club m’a demandé si je pouvais et voulais prendre la place responsable de sécurité avec Roland Chaussy, avec qui je travaillais déjà auparavant en L2. J’ai accepté avec joie. »

C’est quoi concrètement le rôle de la sécurité dans un stade ?
« Le rôle du responsable de la sécurité, c’est d’encadrer toute une équipe de stadiers qui sont là pour assurer le bon ordre, la sécurité et le contrôle des entrées. Il y a des produits illégaux qui ne doivent pas rentrer au stade et on est obligé d’avoir des gens qui contrôlent. Néanmoins, à Gueugnon nous n’avons jamais eu de gros problèmes…
Il y a peut être une fois à l’époque de la L2 où une personne d’Alès était rentré sur le terrain avec un couteau à la main, en état d’ébriété avancée, et qui courait vers les joueurs parce que le FCG venait de marquer un but ! Il a fallu qu’on aille le plaquer au milieu du terrain avec Roland Chaussy !! On l’a ensuite amener à la gendarmerie où il a passé une partie du match en cellule puis il est reparti avec ses collègues en bus après le match après avoir été sévèrement sermonné.
Désormais, il y a une quinzaine de bénévoles tous dévoués à la cause du FCG. Ils viennent tous les 15 jours, entre 1h30 à 2h avant le coup d’envoi et par tous les temps ! On peut grandement les remercier. De mon côté je dois rester en contact avec le délégué du match et avec les arbitres pour éviter tous les problèmes, assurer leur protection aussi… Le FCG est en très bonne relation avec la fédération et les sphères du football ! Michel Berthommier est notamment en contact avec les responsables sécurité des autres clubs qui viennent jouer à Jean Laville et nous-mêmes sommes en bonne relation avec les responsables sécurité des clubs visiteurs… »

« Les bénévoles se sentent bien au sein du club. Ce n’est pas une corvée de venir et c’est même une joie de travailler avec les responsables du club. On sait que l’on travaille avec des gens compétents qui nous défendrons, nous soutiennent et qui nous font confiance. »

Depuis le redémarrage du club en 2011, tu es venu apporter ton aide au FCG… Pourquoi ?
« Pour que ce club ancestral continue de vivre ! Quand le club a sombré, une poignée de personnes très courageuses ont désiré reprendre le club et comme je connaissais la plupart de ces personnes, je ne me voyais pas les abandonner et de ne pas collaborer avec eux. De plus, parmi les acteurs de la reconstruction, il y avait des joueurs qu’on avait aimé voir jouer et qui nous avait apporté tant de bonheur ! Et au niveau ville, tout le monde était d’accord pour ne pas abandonner un club comme le FCG. On m’a donné le feu vert pour m’inciter à continuer. »

Que penses-tu des dernières saisons du FCG ?
« Au redémarrage en 2011, les choses ne s’annonçaient pas faciles… Mais grâce à la force de persuasion et à la qualité de nos dirigeants qui ont réussi à nous ramener des jeunes joueurs qui en ont voulu, on a quand même réussi à se hisser en National 3 et ça c’est beau. Maintenant, on sent de plus en plus que le club est structuré et monte en puissance. Je pense qu’on devrait quand passer un cap, on le mériterait à la vue de ce que nos dirigeants donnent… »

Le FCG attire pas mal de bénévoles ! Qu’en penses-tu ?
« C’est vrai que les bénévoles se sentent bien au sein du club. Ce n’est pas une corvée de venir et c’est même une joie de travailler avec les responsables du club. On sait que l’on travaille avec des gens compétents qui nous défendrons, nous soutiennent et qui nous font confiance. »

Quels sont tes meilleurs souvenirs au FCG ?
« On ne peut pas ne pas parler de la coupe de la Ligue 2000, cela a été l’évènement du siècle à Gueugnon ! J’ai toujours d’ailleurs ma casquette de police qui est signée par tous les joueurs. Il y a eu aussi la montée en L1 qui est un évènement incroyable pour la ville. Dommage que l’on n’ait pas pu se maintenir car franchement, on aurait pu le faire ! On a passé des bons moments avec ce club et c’est pourquoi d’ailleurs, avec mes 77 berges, je suis toujours là avec lui. »

Et quels sont tes souhaits pour le futur de FCG ?
« Je souhaite que la prochaine saison soit la bonne… Je pense qu’avec les joueurs qui sont là et qui vont sortir du chapeau, ça sera peut être la bonne. »

Merci à Piero et Jean-Pierre pour cet entretien !
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